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Archive pour octobre, 2009

Grève générale dans l’éducation à partir du 8 novembre

Le secteur de l’éducation demeure dans la tourmente et peine à sortir de la zone de turbulences. Après la colère des lycéens, des parents d’élèves et des enseignants, c’est au tour des syndicats de revenir à la charge pour annoncer une grève nationale d’une semaine à partir du 8 novembre prochain.

Pratiquement, les syndicats du secteur de l’éducation veulent faire converger leur action pour frapper fort et peser de leur poids. Lors de leurs multiples réunions de concertation, ils ont exprimé cette volonté d’aller vers la radicalisation de leur action de protestation dès la fin de ce mois.

Ils n’avaient pas, toutefois, fixé de date, car ils espéraient un geste d’apaisement de la part des pouvoirs publics, en vain. Hier, deux syndicats, l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (Unpef) implanté dans 48 wilayas du pays et représentant les trois paliers, et le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) ont, ensemble, fixé la date du débrayage. Ces deux organisations syndicales, appartenant chacune à deux pôles différents, à savoir l’intersyndicale autonome de la Fonction publique et la Coordination autonome de la Fonction publique, appellent les autres syndicats à adhérer à ce choix afin de faire de ce combat une cause commune. En outre, la mauvaise gestion des dossiers du régime indemnitaire, des œuvres sociales, de la médecine du travail, sont, entres autres, les raisons qui les ont poussés à décréter une grève nationale d’une semaine, renouvelable. La circulaire du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui interdit l’application du régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, est la goutte qui a fait déborder le vase. La décision d’Ouyahia a suscité l’ire des enseignants et vient ainsi remettre en cause les promesses faites aux syndicats par le ministre de l’Education nationale et celui de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale à ce sujet.

De ce fait, l’application du régime indemnitaire ne prendra effet qu’après sa publication dans le Journal officiel. « Nous considérons cela comme une trahison de la part des pouvoirs publics et demandons au Premier ministre de revoir sa copie, car elle porte atteinte à la crédibilité de l’Etat et de ses engagements. Le gouvernement s’est engagé sur ce point, alors il doit respecter ses engagements », ont soutenu les syndicalistes. M. Sadak, porte-parole de l’Unpef, affirme avoir saisi M. Benbouzid sur cette question, mais ce dernier s’est montré réticent en affirmant que « cela le dépassait ». Les syndicats revendiquent la révision de fond en comble de toute la politique des salaires.

L’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG) ne profitera même pas aux premiers concernés qui sont les smicards mais aux fonctionnaires nommés par décret. Les représentants des enseignants demandent à ce que le point indiciaire soit calculé par rapport au prix des produits en mettant en veille un mécanisme qui sera actionné en fonction des augmentations. « Il ne sert à rien de faire des augmentations si elles seront gommées ou absorbées par des augmentations des prix à la consommation. » C’est la raison pour laquelle, « nous demandons l’augmentation du point indiciaire de 45 DA à plus de 191 DA », notent les syndicats, qui exigent leur implication dans les négociations sur les régimes indemnitaires. « Nous avons formulé dans ce sens des propositions, mais nous sommes persuadés qu’aucune d’elles ne sera retenue, car le dernier mot revient à la Fonction publique ; c’est pour cette raison que nous demandons à ce que nous soyons associés à l’élaboration de la feuille de route », a affirmé M. Sadak. S’agissant des œuvres sociales, les syndicats veulent avoir le contrôle de ce dossier qui ne devrait pas être, selon eux, l’apanage d’un seul syndicat. « Depuis longtemps, l’UGTA a la mainmise sur les œuvres sociales, nous dénonçons cet état de fait », souligne le représentant de l’Unpef. Pour ce qui est de la médecine du travail, les enseignants regrettent que les maladies qui touchent de très près le corps de l’éducation ne soient pas classées parmi les accidents de travail.

Par Nabila Amir El Watan.com

Il est considéré comme un pamphlet anti- Bouteflika : « Poutakhine », un roman qui suscite la polémique en Algérie

Un roman de Mehdi El Djazaïri au titre curieux de « Poutakhine, Journal presque intime d’un naufragé », sorti dans les librairies à la mi-octobre, suscite une vive polémique à Alger. Publié à compte d’auteur, il est considéré comme un pamphlet anti-Bouteflika. Lundi, le quotidien arabophone En-Nahar a reproché à Khalida Toumi, ministre de la Culture, d’avoir autorisé la publication d’un livre qui « insulte » le président de la République.

Dans « Poutakhine », Mehdi El Djazaïri raconte l’histoire des harraga, ces jeunes qui quittent le pays sans papiers à travers la mer pour émigrer en Europe. « C’est cette Algérie hideuse et humiliante que je montre dans toutes ses forfaitures et ses trahisons contemporaines. J’y interroge pour l’avoir fait en réel, en dehors de la fiction, ces jeunes desperados qui se jettent à la mer, presque sûrs de mourir, mais se jetant quand même pour un tout petit bout d’espoir d’arriver… », écrit l’auteur dans son livre.

Vendredi 23 octobre, la police a perquisitionné le domicile de l’écrivain à Alger. “Les policiers avaient pour ordre de saisir mon roman. Ils ont fouillé partout. Ils ont défait mon lit, cherché dans le jardin, même les toilettes et la salle de bains ont été passées au crible. Ils ont embarqué mon fils au commissariat central. Ils ne l’ont relâché que vers 23h. Pourtant, il n’a rien à voir dans cette affaire.», a expliqué Mehdi El Djazaïri à El Watan.

Pourtant, il n’existe aucune décision de justice interdisant la vente du livre. Le roman a obtenu le numéro ISBN 978-9947-0-2601-4. Il est conforme à la procédure du dépôt légal. Mais les policiers ont débarqué chez l’imprimeur pour saisir les exemplaires encore sous presse. Plus de 5000 exemplaires ont été déjà tirés. “Pourquoi serais-je devenu un ennemi public alors que ce que je raconte est régulièrement rapporté par la presse?”, s’est interrogé Mehdi El Djazaïri qui se trouve actuellement en France où il vient de trouver un éditeur pour publier son livre en Europe.

Aucun éditeur algérien n’a accepté de publier ce roman. L’auteur a acheté un stand au quatorzième salon international du livre d’Alger (SILA) qui s’ouvre demain à l’esplanade du 5 juillet. Mais, rien n’est sûr quant à la vente du livre sur place. Smail Ameziane, commissaire du SILA, a voulu rassurer en disant qu’aucune censure ne touchera un ouvrage algérien.
26/10/2009

Pourquoi le président du MSP Aboudjerra Soltani a quitté la Suisse dans la précipitation

Le président du MSP (ex-Hamas), Abdoudjerra Soltani a-t-il fuit la Suisse pour échapper à un mandat d’arrêt délivré par un juge de ce pays ? L’information, rapportée aujourd’hui par plusieurs titres de la presse nationale, a été démentie par la justice suisse. Dans une déclaration à TSA, une source du ministère suisse de la justice a dit ignorer l’existence d’une telle démarche de la part de la justice de son pays. Cette dernière, contrairement aux justices d’autres pays européens, ne possède pas de compétences pour juger des faits qui se sont déroulés à l’extérieur de la Suisse.

Or, la plainte contre l’ancien ministre d’Etat a été déposée le 12 octobre 2009 auprès du juge d’instruction du canton de Fribourg (Suisse) par l’organisation TRIAL (Track Impunity Always) pour des faits de torture qui se sont déroulés en Algérie. Cette association suisse contre l’impunité « a déposé une dénonciation pénale auprès du juge d’instruction du canton de Fribourg contre M. Bouguerra Soltani, pour actes de torture. La victime, Nouar Abdelmalek, s’est constituée partie civile le lendemain », explique TRIAL dans un document mis en ligne le 18 octobre sur son site Internet.

Mais cette plainte n’a donné lieu à aucun mandat d’arrêt contre Aboudjerra Soltani. Ce que confirme également l’avocat de Nouar Abdelmalek, joint au téléphone par TSA. « Il n’y a pas eu de mandat d’arrêt. L’idée de base était d’organiser une confrontation entre M. Soltani et mon client avec son accord », explique Me Damien Chervaz. Ce dernier reconnaît que le juge de Friboug n’a pas les compétences pour demander un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien ministre algérien.

C’est la perspective d’une confrontation avec son accusateur qui a inquiété Aboudjerra Soltani. Le ministre avait alors préféré quitter la Suisse pour regagner Alger. Or, comme le reconnaît Me Damien Chervaz, en Suisse « on ne peut rien faire car la justice suisse n’a pas de compétences en la matière. On va à présent chercher qui est à l’origine de la fuite qui a permis à M. Soltani de quitter le territoire suisse ».

Dans ce contexte, dans une déclaration à TSA, Nouar Abdelmalek a indiqué que sa défense va travailler sur la délivrance d’un mandat d’arrêt international à l’encontre d’Aboudjerra Soltani. Il n’a pas exclu le dépôt d’une plainte en Algérie contre l’ancien ministre islamiste.

L’Amazighité en question !

De tout ce que j’ai pu voir, de tout ce que j’ai su, de tout de ce que j’ai cru comprendre, il n’y a pas d’égale au cas du peuple Amazigh, auquel j’appartiens, qui se démantibule en tant que dépositaire, d’une aussi riche et grande civilisation appelée : l’Amazighité. Bnou Khaldoun a dit dans son livre « Histoire des berbères » ; citation : « Citons ensuite les vertus qui font honneur à l’homme et qui étaient devenues pour les berbères une seconde nature :

leur empressement à s’acquérir des qualités louables
la noblesse de l’âme qui les porta au premier rang parmi les nations, des qualités par lesquelles ils méritèrent les louanges de l’univers.

Bravoures et promptitude à défendre leur hôtes et clients

Indulgence pour les défauts d’autrui

Douceur de caractère, patience dans l’adversité

Victoires remportées sur les princes de la terre

Hospitalité, bonté pour les malheureux

Charité, respect pour les vieillards et les hommes dévots

Magnanimité, haine de l’oppression.

Fidélité aux promesses, aux engagements et aux traités. (….).

Voilà pour les berbères, une foule de titres à une haute illustration (…). Il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette race. ».

Une multitude de valeurs universalistes aux quelles aspirent les dignes et grandes nations de la terre. Cette Amazighité, qu’on veut civilisation ; mais aussi mode de pensée, tire ses révérences loin dans les temps au bain des brassages des cultures, des mythologies, des confessions multiples et des sagesses diverses. Un peuple porteur de tels préceptes, sûrs, acquis par le prix du sang et du feu, avérés par la pratique au fil des siècles et transmis de génération à une autre devrait non seulement en faire une fierté mais aussi sauvegardés bec et ongles. Un héritage que n’importe quel autre peuple au monde, réputé civilisé, investirait des moyens sans compter pour asseoir, peut être, une société régie par de telles valeurs. Comment inculquer à un peuple donné, surtout au temps qui courent, de telles notions de la vie ; et combien de temps ou de générations cela demandera-t-il pour espérer en arriver à ce résultat? Ce n’est pas offert à toutes les cultures de côtoyer à la fois beaucoup de mythologies et de trois religions monothéistes. L’Amazighité a toujours été en phase avec d’autres civilisations. Elle a servie positivement comme elle a accepté l’apport dans le revers de la tendance. L’hospitalité, la douceur du caractère ou alors la haine de l’oppression ne sont pas des qualités qui tombent du ciel ; elles sont forgées dans les douleurs aux rythmes des âges. La noblesse de l’âme, l’indulgence envers les défauts des autres et la patience dans l’adversité sont des vertus limées de la conséquence d’une longue expérience vécue par une société brave dans ses mesures avec les autres. Amur (le pays) fut en effet, dans son histoire multimillénaires, à tour de rôle investi par les phéniciens, les carthaginois, les romains, les vandales, les portugais, les espagnoles, les français et ensuite les arabes. Ces rencontres ont cultivé chez l’amazigh le sens de l’investiture et le respect de l’autre. Par le force des choses, ces valeurs sont devenues pour lui un bien matériel. La magnanimité, la fidélité aux traités et les victoires remportées sur les princes de la terre ne peuvent être que le trait d’un grand peuple.

Aujourd’hui encore le subconscient de l’amazigh tire la référence de ses jugements et de ses pensées à partir de cet héritage combien précieux. Cela peut être définissable par les faits, les gestes, et le langage quotidien fondés par ce patrimoine. Le paradoxe par contre ; c’est l’effet du joug sorcier qui incite le conscient, cette fois, de l’être Amazigh à se démettre de la lignée, éclairée pourtant, et héritée de ses ancêtres. En effet une tornade venant de l’orient baptisée : idéologie arabo-musulmane, tente de tout anéantir. La terre, l’immeuble, la faune, la flore, l’âme, l’eau voir même l’oxygène ; tout pour elle est bon à exterminer. Cela ressemble à l’histoire du cumin pressé par les temps, brûlé par le soleil et personne ne soucie de son sort. Même s’il cherche à boire, la soif lui est destinée délibérément. Ses racines s’assèchent même si l’eau abondent et coule de source naturelle. L’eau ici est comparée à une population qui se compte en millions et majoritaire dans son propre pays. Elle engendre pourtant des artistes, des poètes, des cadres, des penseurs, des militants et des académiciens proclamés.

Ce regard est jeté d’abord sur ces deux derniers.

Les académiciens marocains dans leurs ensembles ne veulent pas, pour certains; et n’ont pas su pour d’autres, définir et mettre en valeur le génie qui anime cette civilisation qui est : l’Amazighité. Pour les amazighs parmi eux, et diplômés dans d’autres langues et cultures, parlent de l’amazighité au style d’un externe ; c’est-à-dire ils épousent aveuglement la vision de l’étranger à savoir française ou arabe selon les règles et les valeurs qu’on lui a inculqué. Pour décrire ou étudier le fait Amazigh, ils empreintent les yeux d’un autre et parle de lui (l’Amazigh) à la troisième personne du singulier (en exp: certains articles parus à la revue ASINAG No 2/2009 ). De cette méthode, il en ressort un excès de zèle que nous ne pouvons pas nier. Ils se piégent eux-mêmes, en toute quiétude, par l’influence de la monotonie et par la facilité d’une description on n’en peut plus inerte. Le savoir Amazigh dans sa globalité est adulte. C’est pourquoi il faudrait commencer sa réflexion à partir de la position de la pensée amazighe ; qui ne peut d’ailleurs être qu’un tremplin indéniable. Un long travail sur soit est au préalable exigé ici car l’instruction amazighe s’apprend, pour l’heure, hors des murs des établissements de l’état. On ne demande pas à un diplômé de littérature arabe d’enseigner la linguistique française, ce qui est aussi vrai pour l’inverse. Il n’y a donc aucune raison qu’il soit autre chose pour le cas de l’Amazigh. Tout l’essentiel de la production de l’institut royal de la culture amazighe est l’œuvre ou de l’assistance des ex militants et militantes (des experts sans attestations) ; et non pas de ceux qui brondissent des cartons ramenés d’ailleurs. J’ai vu, de mes propres yeux, beaucoup de bavures émanant des responsables de certains centres de recherches amazighs, qui nuisent plutôt à tout ce qui déchoit de cette culture. Comme on dit : « on ne peut pas donné ce qu’on n’a pas ». Un docteur en linguistique arabe, qui ne maîtrise ni l’alphabet amazighe, ni sa grammaire, ni sa conjugaison et ni la philosophie de sa culture ne peut rien apporter dans ce domaine.

Depuis fort longtemps les amazighs écrivent dans des langues autres que la leur, snobant frontalement ainsi leur propre population qui a, en réalité, le plus besoin d’être éveillée ; étant donné un héritage commun, riche, varié, nécessaire et qui reste à faire connaître. L’aigle se travesti pour séduire le hibou, c’est le cas de le dire. Les faits sont la, Imazighen n’ont toujours pas su énuméré et ni définir les qualités qui sont les leurs. Par voie de conséquence, ils ne sont plus maîtres de leur état d’être. Ils savent que le monde les ignore à cause de leurs déguisements. Qui de nous a pu se référer à son propre héritage, à sa propre pensée ou à ses propres valeurs ? Qui de nous a pu se libérer des fantasmes, arabes ou divergents, pour montrer aux autres qui nous sommes vraiment ? Pourtant et comme l’historienne Marie-France a intitulé son livre : « Le Berbère est lumière de l’occident !». Il faudrait être hors des catégories des humains pour ne pas admirer le bien fondé de la noblesse de l’amazighité- voir cité plus haut.

Le peuple héritier, qui ne s’accroche pas à ces critères ne peut être qu’hypnotisé. Des personnes légitimes dépositaires, par voie de l’éducation, qui lâchent la prise ne peuvent être que droguées. Il n’est pas aisé de comprendre pourquoi on renonce à une telle richesse humaine, pour à la place endosser la peau du terrorisme, du racisme et de l’intégrisme qu’incarne l’arabo-islamisme. Une idéologie mesquine pourtant, qui incite à une discrimination affichée, à l’intoxication des âmes et à la ruine des peuples. L’arabo-islamisme n’a pas d’apport positif connu dans les registres du reste du monde car les valeurs humaines pour lui, ne devraient tout simplement pas exister. Il détruit les sangs, les pensées, les cultures, les modes et les créations ; c’est pourquoi il ne peut pas prétendre être des rangs des civilisations. C’est un système conçu par ses érudits pour s’accaparer le bien des autres. Un bien qui peut être des vies, des terres, des langues, des cultures et des dignités humaines. L’idéologie arabo-musulmane est une tornade qui brise tout sans règles apparentes et sans modalités. Rien n’arrête la tempête du désert, c’est la nuit en plein jour ! Et ça c’est la pire des choses qui arrive à l’amazighité. Imazighen sont pris au tourbillonnement ; nous autres cherchons désistement des issues.

Mais qui inculque, induit ou injecte cette idéologie dans la population ? La réponse à cette question est aussi révoltante que dramatique ! Car c’est bel et bien des Imazighen qui complote contre eux-mêmes. Certes sous sédatifs ! Il n’y a qu’avoir le rôle que joue les enseignants amazighs pour sonder l’ampleur des dégâts causés dans leur propre chaire. Conscients pourtant de ce qui leur arrive, ils formatent au quotidien, l’esprit des jeunes innocents amazighs par un logiciel conçu spécialement par des programmes de l’idéologie arabo-musulmane dits : « de l’éducation nationale ». On leur cherche des origines d’un autre monde, on leur fabrique des histoires qui ne sont pas les leurs et on mystifie leur appartenance. Un enseignant qui se dit, militant pour la cause suprême, enseigne chaque jour le mensonge et le bourrage du crâne à ses élèves en classe, moyennant bien entendu un salaire mensuel pour les loyaux et les bons services. C’est le Makhzen qui vous paye ; nuance ! Un donneur de leçon, convaincu qu’il enseigne les contres vérités aux immaculés, ne peut-il pas être comparé à un mercenaire. Hors du cadre, la voix de Monsieur s’élève plus haute que celle du reste, pour appeler à être « vigilant » à l’égard du système même qu’il sert fidèlement. A doubles personnalités, double faces ; l’amazighité n’à que faire des beaux discours. Certains ont peut être l’habitude de parler aux gamins, et par la force des choses ne prennent jamais ce qu’ils disent au sérieux. Pour eux, répéter à longueur des journées : « le Makhzen, l’Ircam ou IrKan », c’est être un militant « vigilant » et « indépendant ». Le délire quoi ; et c’est moi qui le dis ! Je ne suis pas de l’Ircam ; mais il a produit beaucoup de choses nécessaires, utiles et très intéressantes. Il a le mérite de boucher un grand troue dans les couloires de Rabat. Je sais que nous revenons du loin, n’en déplaise au reste ou aux autres, les initiateurs de ce discours sec, je le sais aussi, s’attendaient à ce qu’on face appel à leur services. Il reste à chacun de nous de faire son bilan ! Moi, j’ai toujours fait moi-même ce que je revendique, sans quêter quoi que ce ne soit auprès de personne ; car j’en avais assez du bruit causé par des bidons vides.

Si les enseignants Amazighs du Maroc se mettent d’accord pour une fois, arrêtent d’inculquer le mensonge aux enfants et cessent d’insulter leur propre mémoire ou leur propre parents ; l’idéologie arabo-musulmane n’aura plus le droit de faire des ravages dans nos rangs. Par voie d’enchaînement, l’amazighité s’animera. Le devenir du peuple Amazigh est entre leur main !

Le poète Amazigh disait :

Inimt a leàtabi-nnew mayd ittekkan

Hdigh tisura, han lexzin da tteddun.

* Dites-moi les seuils de mes portes, qui passe par la?

* j’ai gardé les clés, voilà que les réserves s’effritent !

L’art quant à lui et qui véhicule l’amazighité, est mal posé, mal conservé et mal étudié. Il est ignoré par les médias et lâché dans les gouffres à la marge au service du vice et de l’oublie. Le produit des artistes, qui n’ont d’ailleurs pas de statut, ne se distribue que dans des petits coins locaux. Par exemple les K7, Cd ou livres du Rif n’arrivent jamais au Sud-est du pays. Ceux du Sous ne se croisent qu’au Sud. Les grandes masses de la population sont soigneusement mises à l’écart de ces produits et vice versa. Le désordre règne dés qu’il s’agit de droits d’auteurs. Rien n’est organisé, la dispersion et la banalité sont de mise à bord pour toute la production amazighe. Comment véhiculer alors, dans ces conditions, cette civilisation qui est l’Amazighité ? La secte de « l’istiqlal » trouve en nous un champ bien fertile pour y verser sa calomnie !
Zaid Ouchna

http://www.amazighworld.org/news/index_show.php?id=1956

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